La colère des petits patrons paternalistes

mathieuLa présidentielle approche et beaucoup nous parlent de « coup de pouce » par-ci et de « coup de main » par-là…

Nous, les Papounets, avons plutôt envie de pousser un coup de gueule.

Tout un chacun prétend que notre société est au bord de l’implosion, que la fracture sociale n’a jamais été aussi béante.

Mais de quoi parlons-nous réellement ?

D’hommes et de femmes usés par un système qui les détruit au lieu de les protéger, qui les enferme plutôt que de les libérer, qui verrouille plutôt que de décadenasser.
Ils ont tous une part de responsabilité… et nous aussi en les laissant faire. Tous ces lobbies, ces médias, ces politiciens, ces ultralibéraux.
Quelle honte, quelle emmerde, quel danger !

Et nous exécutons, sans réfléchir,
Et nous reproduisons, sans s’instruire,
Et nous subissons, sans réagir.

C’est de tout cela dont je veux vous parler. L’objectif à terme étant de faire du gagnant-gagnant (GG).

Oubliez cette image de vilain, les petits patrons savent partager.
Oubliez les portefeuilles qui débordent, qui ne sont l’apanage que des grands financiers…
Oubliez les scandales, les mensonges et les tromperies.

Le tissu de la France, ses PME, sont à l’agonie !

Mais comment faire pour enfin réussir le GG ?

  • En payant les hommes et les femmes à leur juste valeur ? Oui bien sûr … mais quelle est la valeur d’un Homme ? Comment est-il décemment envisageable de se poser la question de cette façon ?
  • En respectant la personne au-delà des clivages patrons/employés ? Oui bien sûr … mais qui perpétue ce faux semblant de caste ? Des syndicats patronaux et de salariés qui ne cherchent qu’à préserver leurs acquis de classe sans considérer les Hommes en oubliant la vision à long terme et le bien commun.
  • En formant notre jeunesse à des métiers d’avenir ? Oui bien sûr… Mais qui choisit quels sont les métiers d’avenir ? Des gens formatés dans des écoles réservées à une élite sociale et économique, prête à s’intégrer et à reproduire un système profondément inégal.

Vous allez me dire que tout cela est bien beau mais quel est le rapport réel avec les Papounets et le restaurant.

Eh bien tout :

  • Pour commencer, nous avons 25 et 26 ans. Les grandes banques que vous connaissez tous et que nous avons aidées, en tant que contribuables, à sauver lors des différentes crises du système, ont toutes refusées nos demandes de crédit pour lancer notre restaurant. Au motif que nous sommes trop jeune.

flavienTrop jeune pour quoi ? Pour innover, avancer, créer, entreprendre ? N’est-ce pas plutôt parce que nous sommes anti système …
Parce que nous voulons du partage, de l’écologie, du respect, l’élévation des hommes et des femmes qui nous entourent. Toutes les valeurs que le système repousse le plus loin possible par crainte du réveil des populations.

Nous sommes abreuvés par des produits de consommations où les intermédiaires s’enrichissent au détriment des producteurs. Les exemples sont légions : la banque, l’alimentation, l’industrie, la mode etc… etc… etc…

Damasio parlait de volution. Ni révolution ni évolution. La volution, portée par la volte.
Partout, la jeunesse innove, crève d’envie d’entreprendre et de créer. Car la jeunesse n’est pas un âge mais un état d’esprit qui transcende les choses existantes pour faire poindre des nouveautés.
Le problème qui se pose ensuite réside dans le fait que la société détourne ces inventions ou les étouffe.

Et que faisons-nous ? Nous manifestons, détruisons, écrasons et combattons ?
Nous réussissons à faire tout cela en étant inaudibles.
La masse silencieuse se dit qu’il vaut mieux se taire, par peur, de l’autre, du regard, du jugement.

Eh bien n’ayons pas peur de dire qui nous sommes et ce que nous voulons.
Et nous voulons que les choses changent. Nous refusons de faire se perpétuer un système qui ne pense qu’au profit immédiat, qu’à la rentabilité court- termiste.

Nous voulons des lobbies qui servent à améliorer réellement la vie des gens,
Nous voulons des médias qui apportent transparence sans condescendance ni connivence.
Nous voulons des hommes et des femmes en politique qui connaissent le sens premier de ce mot : « qui concerne les citoyens ».
Nous voulons des patrons qui mettent les outils productifs au service de leurs salariés, pour permettre leur élévation et leur évolution.

Nous décidons que la vie est belle et qu’il est de notre devoir d’emmener dans notre sillon ceux qui désirent cela …
Nous refusons de suivre.
Nous sommes les décideurs de nos vies, pas des leaders d’opinion, pas des leaders de pognon.
Nous sommes des leaders de valeurs, d’honneur, de respect et de tolérance.

Nous voulons pouvoir tirer le meilleur de chacun. Je reformule, que chacun se sente libre.

Parce que nous sommes des Papounets.
Les nouveaux patrons anticapitalistes !
Un comble ? Non, un retour à la source, dans l’assiette, le gosier et la tête.

Papounet